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Aide juridique Ontario fait sa part

Le 5 juillet 2016

La lettre suivante a été adressée au rédacteur en chef du Toronto Star. Elle a été publiée le 29 juin dans le journal, en anglais et sous une forme plus concise.

David Field

David Field, président‑directeur général, Aide juridique Ontario

Objet : CAS study reveals stark racial disparities for blacks, aboriginals (Une étude de la SAE révèle de déplorables disparités raciales pour les Noirs et les Autochtones, en anglais seulement)

Aide juridique Ontario (AJO) félicite le Toronto Star pour avoir attiré l’attention sur la surreprésentation des enfants autochtones ou noirs dans le système de protection de l’enfance.

Bien que les chiffres rapportés dans les médias soient déplorables, nous devons faire beaucoup plus que recueillir et déplorer les statistiques en matière de protection de l’enfance. Dans le cadre de sa Stratégie de justice applicable aux Autochtones, AJO a constaté la surreprésentation des enfants autochtones pris en charge par les organismes de protection de l’enfance et soutenu les communautés du nord en fournissant des fonds pour un programme de règlement substitutif des différends relevant de la protection de l’enfance.

À présent, dans le cadre d’un projet récemment mis en place qui vise à améliorer les services pour les communautés racialisées, AJO constate que les familles noires, en particulier, font face à des questions similaires.

Lorsqu’en juin dernier AJO a décidé d’augmenter la gamme de services disponibles pour certaines affaires juridiques, elle s’est assurée, entre autres, d’ajouter plus de services pour les familles confrontées à des affaires de protection de l’enfance. Cela signifie que les parents et les fournisseurs de soins qui font l’objet d’une enquête de la part des organismes de protection de l’enfance peuvent retenir les services d’un avocat pour obtenir des conseils, et pour les aider au besoin à négocier des accords plutôt que de disputer leurs problèmes familiaux au tribunal de la famille. De même, les fournisseurs de soins dans les familles des enfants tels que les grands parents, tantes, oncles, frères et sœurs sont maintenant admissibles à l’aide juridique. Ils peuvent engager un avocat pour les aider à conserver la garde des enfants au sein de leur famille élargie ou de leur communauté d’origine.

Nous saluons la mise en œuvre des programmes de l’Association ontarienne des sociétés de l’aide à l’enfance qui visent à recueillir des renseignements partout en Ontario sur la race des familles qui font l’objet d’une enquête et sur le traitement des enfants autochtones et des enfants racialisées. Nous espérons que les autres acteurs du système de justice et de protection de l’enfance prendront aussi des mesures et fourniront un soutien pratique à tous les enfants et à leurs familles en Ontario.

— David Field, président‑directeur général d’AJO