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La juge à la retraite MaryJo Nolan devient médiatrice à Windsor

Le 12 janvier 2015


Au cours de sa longue et riche carrière juridique, MaryJo Nolan, juge retraitée de la Cour supérieure de justice, a toujours défendu avec ferveur l’accès à la justice pour les personnes vulnérables à Windsor et dans le sud de l’Ontario. Cette même motivation a inspiré son nouveau choix de carrière « post-retraite » comme médiatrice en droit de la famille.

Avant que MaryJo prenne sa retraite en juillet 2014, Mary-Anne Stevens, directrice générale du district d’Essex Lambton Kent d’Aide juridique Ontario, lui a demandé si elle aimerait agir à titre de médiatrice en droit de la famille après son départ de la magistrature. MaryJo a accepté cette offre avec plaisir. Elle joue maintenant le rôle de médiatrice dans des conférences en vue d’un règlement amiable pour des affaires de la Société d’aide à l’enfance (SAE) ainsi que pour des affaires privées de droit de la famille. Elle conduit ses séances de médiation dans une salle de réunion tranquille à l’étage supérieur du palais de justice de Windsor. Elle estime qu’il est toujours bénéfique pour les parties de se rencontrer afin d’examiner leur situation sous un angle différent.

« Je dis souvent qu’une partie de mon travail de médiatrice consiste à faire tourner le kaléidoscope, explique MaryJo, qui avait été nommée juge à la Cour supérieure de l’Ontario en avril 2005. J’utilise cette analogie parce qu’à partir des mêmes éléments, un kaléidoscope crée un motif différent selon la façon dont on le fait tourner. Dans la médiation, les faits restent aussi les mêmes, mais vous les regardez sous un angle différent. L’importance d’acquérir des compétences en règlement amiable a d’ailleurs été soulignée récemment lors de séminaires de la magistrature. Je pense qu’à notre époque, la médiation est un aspect important du rôle des juges. »


Faciliter l’accès à la justice

Avant même l’obtention de son diplôme en droit de l’Université de Windsor et son admission au barreau en 1983, MaryJo s’intéressait déjà beaucoup à l’accès équitable à la justice. Elle avait auparavant travaillé avec des clients vulnérables comme travailleuse sociale auprès de la SAE à Toronto, Hamilton et Windsor. Ces expériences ont fortement influencé sa décision de devenir avocate.

« À l’époque où j’étais travailleuse sociale, les avocats n’intervenaient pas dans le travail de la SAE, rappelle MaryJo. Vers la fin des années 60, les avocats ont commencé à intervenir, mais ils ne connaissaient pas le système. Personnellement, je le connaissais à fond et j’ai commencé mes études de droit avec l’intention de devenir avocate salariée de la SAE. Au moment où j’ai obtenu mon diplôme, aucun poste de ce genre n’était disponible à Windsor. J’ai exercé le droit de la famille pendant plusieurs années avant que le ministère des Services sociaux et communautaires me propose de faire partie de l’équipe de formation sur la Loi sur les services à l’enfance et à la famille, une toute nouvelle loi qui regroupait toute la législation concernant les enfants, y compris leur protection. »


Du passé au présent

En 1995, MaryJo a eu l’occasion d’intervenir à nouveau dans des affaires de la SAE, cette fois à titre de conseillère régionale dans la nouvelle antenne régionale du Bureau du curateur public, à London. Bon nombre de ses clients souffraient de troubles mentaux, vivaient dans la pauvreté et leurs enfants leur avaient été retirés.

« Les moments de ma vie où j’ai travaillé pour la Société d’aide à l’enfance ont été très importantes pour moi, tant sur le plan personnel que professionnel, souligne MaryJo. Mon nouveau travail de médiatrice familiale puise dans ces expériences. »


Aider les familles

Même si la médiation est un métier naturel pour les juges à la retraite, de nombreux anciens juges choisissent le règlement extrajudiciaire des différends exclusivement pour des affaires de droit civil. MaryJo est l’une des rares juges à la retraite qui offrent des services d’aide juridique et de médiation en droit de la famille, en plus d’affaires de droit civil. Elle estime que les compétences qu’elle a acquises dans ses fonctions de travailleuse sociale, d’avocate et de juge lui ont donné la perspicacité et l’empathie nécessaires pour être efficace dans ces domaines des services juridiques.

« Les personnes qui vivent une séparation traversent l’un des pires moments de leur vie, explique MaryJo. D’une certaine manière, reconnaître l’existence de cette douleur constitue déjà un important pas en avant. Quand je présidais des conférences en vue d’un règlement amiable en tant que juge, je disais souvent que ce que les gens demandaient le plus, c’était de revenir en arrière. On ne peut pas changer le passé. Mais on peut toujours aller de l’avant et essayer d’arranger les choses au mieux, surtout lorsqu’il y a des enfants. Une fois toutes les disputes initiales passées, les conjoints divorcés demeurent les parents de leurs enfants pour le reste de leur vie. »


Aller de l’avant

Lorsqu’on lui demande si ses fonctions de juge vont lui manquer, MaryJo répond qu’il y aura sans doute des moments où ce sera le cas.

« Ce qui me manquera le plus, c’est la camaraderie, déclare-t-elle. Windsor est probablement l’un des meilleurs endroits où siéger en tant que juge — l’ambiance y est très positive et collégiale. J’aimais mon travail et je pense que je le faisais bien. Mais je trouve aussi la médiation très enrichissante. En tant que juge, j’ai acquis des compétences et des talents que j’utilise encore avec plaisir. »

MaryJo a l’intention d’utiliser prochainement ces compétences dans son cabinet de médiation, Nolan médiation + Arbitration Services. Son mari, Brian, la rejoindra peut être en tant que médiateur et qu’arbitre lorsqu’il cessera ses activités en droit du travail et en gestion — s’il prend un jour sa retraite. Pour le moment, MaryJo espère continuer à aider les gens à régler leurs problèmes juridiques et à donner accès à la justice à des clients vulnérables.

« Je tire encore beaucoup de satisfaction de savoir que je contribue à réaliser ces objectifs », affirme-t-elle.


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